RecherchesDoctorat en psychologie · ULB

Ce qui aide à dire l’intime

Doctorante en psychologie à l’ULB, j’étudie l’impact de l’IA générative sur la relation d’aide. Une question qui a l’air simple guide mon travail : qu’est-ce qui aide à dire l’intime, et qu’est-ce qui, au contraire, nous en empêche ?

Pourquoi c’est si difficile d’en parler

Beaucoup de personnes vivent des difficultés dans leur couple ou leur sexualité sans jamais en parler à un professionnel. Par gêne, par peur d’être jugées, parce qu’elles ne savent pas à qui s’adresser, ou parce qu’elles pensent que « ça va passer ». Comprendre ces freins, c’est la première étape pour rendre l’aide plus accessible.

Côté patients : se confier, à qui, et comment

Une partie de mes recherches porte sur la confidence, ce que la recherche appelle la self-disclosure : ce qui se passe quand on parle de soi, de son intimité, à quelqu’un d’autre. J’étudie notamment si la manière de se confier change notre rapport à l’aide professionnelle : à l’écrit ou dans une conversation, à un interlocuteur présenté comme humain ou comme une intelligence artificielle.

Côté professionnels : s’entraîner avec des patients virtuels

L’autre versant de mon travail concerne la formation. Un bon entretien clinique, ça s’apprend, et ça se pratique. Avec Sialab, les psychologues s’entraînent face à des patients virtuels simulés par IA, et reçoivent un retour détaillé sur leur pratique. L’idée : leur permettre de s’exercer sans risque, avant et pendant leur pratique avec de vrais patients.

L’IA, au service de la relation

Dans les deux cas, la question n’est pas de remplacer le thérapeute. Elle est de comprendre ce que ces outils peuvent apporter à la relation d’aide, et où sont leurs limites.

Et en consultation ?

Cet ancrage dans le monde académique me permet de questionner sans cesse mes connaissances, et de me tenir au courant des dernières découvertes en thérapie relationnelle et en sexologie. La recherche nourrit ma pratique, et ma pratique nourrit mes questions de recherche.

Et si on en parlait, tout simplement ?